Attention aux frais de conversion de cartes de crédit à l’étranger !

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Publié sur le site web du Journal de Montréal, 19 juin 2024

On peut lire l’article ici.

À l’étranger, on peut éviter les coûteux frais de conversion des cartes de crédit. Voici comment.

Vous êtes dans un resto sympa sur la Rambla ou une boutique pas piquée des vers à la Nouvelle-Orléans et vous tendez votre carte de crédit au caissier. Ce geste augmente souvent de dizaines de dollars le coût de vos vacances.

D’autant plus que le dollar canadien vaut 73 cents aux États-Unis, 68 centimes d’euro et 0,57 livre outre-Atlantique. Mais il y a des moyens de contre-attaquer.

Ainsi, il faut TOUJOURS payer en devise locale. Car certains terminaux de paiement offrent une conversion au consommateur. C’est une arnaque. La commission facturée par le commerçant (et non la carte) varie entre 5% et 10% de la transaction. Ouch!

«Les frais de conversion des cartes de crédit tournent généralement autour de 2,5% sur le montant de la transaction», précise Jean-Maximilien Voisine, président de Milesopedia. C’est donc plus cher que les taux offerts dans les bureaux de change ou les institutions financières, dont les taux combinent frais de change et conversion de devises.

Par exemple: si vous versez 1,30 CAD pour obtenir 1 USD et que le bureau de change vous facture 1,35 CAD, vous payez une prime de 3,8%.

Par contre, payer uniquement avec sa carte de crédit évite de transporter des devises. Certains voyageurs rechignent, surtout là où pullulent les pickpockets (Barcelone, Rome, Prague, Paris, Florence, Hanoï).

Cartes prépayées

Un moyen de contourner le problème est d’utiliser des cartes de crédit sans frais de conversion. Des centaines de cartes émises par les institutions financières canadiennes, seules trois tombent dans cette catégorie, recense Milesopedia: Visa Infinite Passeport, American Express Or et American Express Platine, toutes de la Banque Scotia.

Ces cartes offrent des points du programme Scène+, pour un «rendement» en valeur variant entre 860$ et un peu moins de 2000$. Les frais annuels varient entre 150$ et 400$. Mais si vous achetez votre voyage avec cette carte, ces frais sont annulés par les points bonis.

Ces cartes offrent de l’assurance voyage, annulation et protection contre la fraude, ainsi qu’une garantie prolongée sur les achats et une assurance sur les appareils mobiles pour les deux dernières.

Sinon, vous pouvez opter pour une carte prépayée sans frais de change: Mastercard Extra Prépayée KOHO, Banque EQ, Wealthsimple Cash et Wise.

«Ces cartes peuvent être intéressantes pour un voyageur occasionnel, commente M. Voisine. Cependant, elles ne procurent pas la souplesse d’une carte de crédit, surtout pour les urgences, et n’offrent pas d’assurance.»

Leurs principaux avantages: elles ne génèrent aucune dette, n’exigent aucuns frais annuels (sauf celle de KOHO) et procurent des remises en argent (de 0,5% à 1,5% selon la carte, sauf celle de Wise). Bon voyage!

CONSEILS

• Évitez les frais prohibitifs des bureaux de change et des retraits au guichet automatique dans les aéroports, de même que les retraits au guichet automatique à l’étranger avec carte de crédit. Outre les frais de retrait et de guichet, elles vous facturent des taux d’intérêt de 20% à 30%, applicables dès le retrait.

• Retirer de l’argent au guichet automatique à l’étranger coûte cher, même avec une carte de débit, à cause des frais de guichet (gratuit dans certains réseaux), de retrait, de change et de conversion.

• En voyage, comme les cartes ne sont pas acceptées partout, j’ai toujours sur moi l’équivalent de 100$ à 200$ en devise locale. Au retour, il m’en reste toujours la moitié.

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