Rénover sans se ruiner

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Publié sur le site web du magazine Virage, mai 2024

On peut lire l’article ici.

Les rénovations sont considérées comme l’une des pires sources de stress, notamment en raison des coûts élevés. Vous songez tout de même à vous lancer dans de grands travaux ? Voici quelques conseils pour réussir votre chantier sans y laisser votre chemise.

Planifiez tout !

D’emblée, un principe s’impose : planifiez les moindres détails de votre projet. Et ça commence par déterminer précisément, par écrit, ce que vous désirez accomplir : agrandir votre salle de bain, ajouter du rangement, réparer les fondations, installer un foyer ou un spa, créer une maison bigénérationnelle, vendre votre logement…

Ensuite, faites une liste précise de ce que comprendront vos rénovations sur deux colonnes : les priorités et les options. C’est maintenant que vous vous inspirez en courant les salons de l’habitation, épluchant les magazines de décoration et surfant sur Instagram.

C’est également à cette étape que vous établissez vos choix de finis et définissez certains aspects de votre projet, comme la robinetterie, les couleurs et les superficies.

Établissez (et respectez) votre budget

L’étape suivante est primordiale : établissez un budget que vous devez respecter. Pour y arriver, écumez les centres de rénovations et les boutiques de matériaux ou de décoration. Prenez des notes et des photos. Gardez en tête que les meilleurs matériaux, ou les plus résistants, ne sont pas forcément les plus chers.

Fixez-vous un budget total comprenant toutes les étapes, jusque dans les moindres détails : options, matériaux, finis, concepts… N’oubliez pas que certains coûts sont souvent sous-estimés : papier peint, rideaux, stores, arbustes, etc. Tout cela peut coûter facilement des milliers de dollars.

Magasinez l’entrepreneur

Une fois le budget établi, vous devez solliciter au moins trois soumissions d’entrepreneurs différents. C’est un défi dans le contexte actuel. On les trouve par des références de connaissances ou de proches, ou on fait appel à des services en ligne comme RénoAssistance, GoSoumissions, SoumissionRenovation.ca, dont certains offrent des services de conciliation en cas de mésentente avec l’entrepreneur. Vous pouvez aussi chercher dans le répertoire de l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) ou celui de CAA-Québec.

Posez des questions, prenez des notes et expliquez votre projet dans le détail. Appelez aussi votre assureur. Il devra ajuster votre contrat et pourra peut-être vous recommander un entrepreneur.

Une fois l’entrepreneur choisi, vous aurez à signer un contrat comprenant le détail des travaux à effectuer, les montants à débourser, les étapes et les échéances, les inclusions et les exclusions, les paiements, les taxes, les garanties, le nettoyage et la gestion des déchets, la clause de sortie sans pénalité, ainsi que les numéros de licence de la Régie du bâtiment du Québec et de la police d’assurance responsabilité civile de l’entrepreneur. Pour savoir si l’entrepreneur a un passé trouble, utilisez l’outil Se renseigner sur un commerçant de l’Office de la protection du consommateur. opc.gouv.qc.ca/se-renseigner

Le type de financement influera sur votre budget : utiliser une marge de crédit hypothécaire est peut-être moins coûteux qu’un prêt personnel. Mais rien ne bat l’épargne provenant d’un compte CELI.

Gare aux imprévus

Alors que les travaux sont déjà commencés, plusieurs se disent : « Tant qu’à rénover telle pièce, aussi bien ajouter ceci ». Les « tant qu’à » sont votre pire ennemi. Il ne faut jamais succomber à ce piège, sauf pour une question de sécurité. Rappelez-vous que la main-d’oeuvre compte pour 50 % de la facture totale.

Pour les imprévus, vous devez prévoir une marge de manoeuvre de 15 % à 20 %. Ce montant s’ajoute à toute soumission acceptée de la part d’un entrepreneur (même si ce dernier a sa propre marge).

N’oubliez pas de contacter votre municipalité afin de vous assurer que vous avez le droit d’effectuer vos travaux et pour vérifier s’il existe des servitudes ou des contraintes. Un plan d’architecture, d’arpentage ou d’ingénierie pourrait être exigé, ce qui ajoutera des frais et des délais. Ne fixez jamais une date d’ouverture de chantier avant d’avoir obtenu votre permis (certains travaux n’en nécessitent pas).

Notez tout !

Enfin, si possible, visitez votre chantier quotidiennement. Multipliez alors les questions et la prise de photos. Cela vous aidera à tenir un registre décrivant chaque étape complétée. Payez toujours avec un chèque, une carte de crédit ou de débit pour conserver une trace des transactions et gardez chaque facture et reçu. Avant le dernier paiement, effectuez des vérifications finales avec l’entrepreneur.

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