Quand l’assurance invalidité paie vos factures après une blessure à cause du verglas

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Publié sur le site web du Journal de Montréal, 31 janvier 2024

On peut lire l’article ici.

Les épisodes de verglas se succèdent et entraînent un nombre record de visites aux urgences. L’effet est souvent dramatique sur les finances de nombreux consommateurs… à moins d’avoir de l’assurance invalidité.

Alors que 40% des Québécois vivent d’une paie à l’autre, tomber sur la glace et se retrouver en arrêt de travail plus d’un mois se traduit par une crise financière majeure. Heureusement, plusieurs bénéficient de l’assurance invalidité individuelle ou collective.

Dans ce dernier cas, si vous vous blessez et que votre médecin ou un urgentiste prescrit un arrêt de travail, il faut avertir votre employeur dès que possible.

Vous (ou un proche) devrez remplir un formulaire et communiquer certaines informations. La personne responsable de l’assurance collective déterminera alors si vous avez droit à des prestations.

«Les couvertures varient d’un employeur à l’autre, mais les prestations d’invalidité à court terme s’étendent normalement de 6 à 12 mois. Pour une invalidité de longue durée, ça peut aller jusqu’à 65 ans ou à la retraite. Certains employeurs n’offrent qu’une couverture de courte durée», précise Marie-Lou Girard, conseillère en développement en assurances collectives chez Desjardins.

L’assurance invalidité collective remplace une partie du revenu en cas d’accident ou de maladie, normalement un pourcentage du salaire. Elle ne couvre pas les avantages sociaux.

Assurance individuelle

Plusieurs consommateurs n’ont pas d’assurance collective. Ils se tournent donc vers l’assurance invalidité individuelle.

On retrouve deux types de protection: l’assurance crédit, qui se limite à couvrir les paiements hypothécaires, et l’assurance individuelle, normalement vendue par un conseiller qui a un permis d’assurance. Elle remplace normalement entre 60% et 80% de votre revenu.

Une personne qui se blesse dans le cadre de son travail pourrait recevoir des prestations de la CNESST, ainsi qu’une indemnité en invalidité de son assureur individuel. Tout dépend de son contrat.

«L’indemnité versée par l’assureur serait complémentaire à celle de la CNESST, précise Pascal Gauvin, directeur principal relations membres et clients pour Desjardins Assurances. Ça ne remplacera pas 100% du revenu.»

Peu importe où vous tombez

Si vous tombez dans le stationnement de votre employeur, du centre d’achats, sur le trottoir ou dans votre entrée de garage, l’assureur n’en tiendra pas compte avant de vous prendre en charge.

Vous ou un de vos proches devrez prendre contact avec lui, dès que vous aurez obtenu une absence au travail prescrite par un médecin. Vous aurez alors un formulaire à remplir. L’assureur se chargera d’obtenir les informations auprès du médecin.

Normalement, les coûts de l’assurance invalidité individuelle varient selon l’indemnité mensuelle (de 2000$ à 5000$), le délai d’attente (ou de carence), l’âge, l’état de santé et le revenu. Habituellement, au Québec, la prime mensuelle varie entre 20$ et 160$.

Il faut donc magasiner auprès des assureurs ou en utilisant un comparateur en ligne (par exemple Hardbacon ou HelloSafe).

CONSEILS

  • Prévoyez un délai d’attente qui varie selon le contrat d’assurance ou le type d’événement. Ça tourne normalement autour de 15, 30, 90 ou 180 jours.
  • Avant de signer un contrat, assurez-vous de bien en comprendre les dispositions et, surtout, le concept d’invalidité, les couvertures, les exclusions, les protections additionnelles, la durée et le montant des indemnités.
  • Certaines indemnités peuvent être imposables, surtout si l’employeur assume une partie de la prime.
  • De la lecture sur le site de l’Autorité des marchés financiers.
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