Évitez les petites réclamations d’assurance

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Publié dans le Journal de Montréal/Journal de Québec, section Dans vos poches, 9 novembre 2021

On peut lire l’article ici.

Est-ce avantageux de réclamer de « petits » montants de son assureur ? Par exemple : 1000 $ ? La réponse, c’est non.

Vous vous faites cambrioler et les voleurs sont partis avec des bijoux, des DVD, votre vélo ou un vieil ordinateur portable. Une roche brise votre pare-brise ou un camion arrache votre rétroviseur. En 2020, remplacer celui d’une Honda Civic quatre portes coûtait 663 $ (pour un rétroviseur !). Et il fallait cracher 996 $ pour changer un phare avant d’une Toyota Corolla, ou 518 $ pour remplacer le pare-chocs avant d’une Mazda.

Ces situations sont frustrantes et concernent beaucoup de monde. Si ça vous arrive, rien ne vous empêche de réclamer cette perte à votre assureur. Mais, à votre place, je m’abstiendrais, quitte à absorber 100 % de la facture. Pourquoi ?

Gare aux répétitions

En assurance de dommages, l’historique, c’est capital. Par exemple, tout accident se retrouve inscrit au Fichier central des sinistres automobiles… qui est systématiquement consulté par les assureurs quand vous magasinez votre assurance. En habitation, toute réclamation est inscrite à votre dossier.

Certes, effectuer une première réclamation pour un montant qui n’est pas exagéré, ça n’entraîne habituellement pas de hausse lors du renouvellement de vos couvertures. Mais si vous réclamez deux ou trois fois dans un intervalle de 24 mois, vous devenez à risque : il y aura une hausse à votre renouvellement, car les assureurs considèrent qu’il y a beaucoup de chances que vous réclamiez encore.

D’autre part, certains assurés tombent en bas de leur chaise quand leur assureur préfère émettre un chèque au lieu de payer pour réparer leur voiture. Ça se produit quand le coût de la réparation approche, équivaut ou dépasse la valeur du véhicule, qui est alors déclaré perte totale.

Dans cette situation, nombreux sont les consommateurs qui se retrouvent coincés, car ils n’ont pas d’argent pour acheter un nouveau véhicule. Surtout s’il reste encore de nombreux paiements à effectuer…

CONSEILS

  • Avant de réclamer, demandez l’avis de votre courtier ou de votre assureur.
  • Constituez-vous un fonds d’urgence qui représente entre un et trois mois de revenus nets, et qui couvre toutes vos obligations (factures, paiements, loyer, hypothèque, épargne). Si ça représente un gros montant, instaurez dès maintenant un virement de 100 dollars par paye vers un compte d’épargne libre d’impôt, un CELI (dans un Fonds négocié en Bourse, un FNB, qui calque l’indice de la Bourse de Toronto). Votre trésor de guerre sera constitué en deux ans et demi, si vous avez besoin de 3000 dollars par mois pour arriver.
  • Misez sur une franchise plus élevée pour épargner sur la prime ; par exemple : 1000 dollars au lieu de 500 dollars. Mais assurez-vous d’avoir cet argent en tout temps dans votre fonds d’urgence ! Ils sont nombreux, les assurés qui se font coincer ainsi…
  • Si vous avez eu une réclamation récente, ne négligez jamais de le dire quand on vous le demande, lorsque vous magasinez de l’assurance.
  • Évitez de financer un véhicule sur plus de cinq ans. Si possible, conservez votre voiture pendant 10 ans. Commencez à épargner cinq ans avant d’acheter votre prochain véhicule.
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