Le code à barres a 50 ans !

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Publié sur le site web du magazine Détaillant alimentaire, 6 avril 2021

On peut lire l’article ici.

Le code à barres, ou code-barres, a connu le jour le 31 mars 1971. Pour la première fois dans l’histoire, cette technologie révolutionnaire permettait d’allouer un code de produit universel. La technologie du code à barres s’inspire du code morse, mais fait appel à une série de barres unidimensionnelles de différentes épaisseurs. La séquence unique de barres à chaque produit permet son identification à l’aide d’un lecteur optique et, plus tard, numérique. À l’origine, les barres étaient en forme de cercle, pouvant être scannées dans toutes les directions.

Le code à barres, aussi connu sous l’acronyme UPC (Universal Product Code) ou GTIN (Global Trade Item Number), fut inventé par les Américains Joseph Woodland et Bernard Silver, qui ont déposé une demande de brevet dès 1951. Dans les années 1960, l’Association américaine des chemins de fer a adopté cette technologie pour identifier les wagons de marchandise, grâce à un scanneur installé près de la voie ferrée. Ce système fut abandonné au bout d’une décennie par manque de fiabilité, et remplacé par des étiquettes radio.

En 1973, l’industrie agroalimentaire américaine adopte une variante plus raffinée, développée par George Laurer, ingénieur et inventeur chez IBM. C’est à Laurer qu’on doit les barres verticales surmontées d’une série de chiffres. La première entreprise à adopter le code fut Wrigley, dont un paquet de gommes à mâcher Juicy Fruit pourvu d’un tel code fut scanné en première mondiale dans un supermarché de la bannière Marsh, à Troy, Ohio, par la société de caisses enregistreuses NRC. L’emballage est aujourd’hui conservé au musée Smithsonian, à Washington.

Rendements sur l’investissement et code QR

L’adoption du code à barres n’a pas été instantanée. En 1975, moins de 200 supermarchés américains l’utilisaient. L’année suivante, le magazine Business Week parlait d’une technologie défaillante. Mais au début des années 1980, des milliers de magasins s’y convertissent chaque semaine après que furent publiées des études statuant que cette technologie pouvait générer des rendements sur l’investissement dépassant les 40 %.

Dans les années 1990, le code à barres s’étend rapidement à un grand nombre d’industries. Aujourd’hui, plus d’une trentaine de catégories de codes à barres sont utilisées pour gérer de manière centralisée et numérique des inventaires ou des systèmes logistiques.

Au milieu des années 1990, une variante 2D des codes à barres fut introduite, conçue comme une série de carrés de dimensions diverses : le code QR. Le plus connu étant l’Aztec, imaginé par Andrew Langacre et Robert Hussey et diffusé par l’Association for Automatic Identification and Mobility (AIM).

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