White’s: des nettoyeurs qui surfent sur la pandémie

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Publié dans le Journal de Montréal/Journal de Québec, section Argent, 8 mars 2021

On peut lire l’article ici.

White’s a eu l’idée de se tourner vers le marché des uniformes et peut compter sur une machinerie dernier cri

Les Nettoyeurs White’s connaissaient une croissance spectaculaire avant la pandémie. Un repositionnement business to business leur a permis de traverser la crise.

Le premier nettoyeur White’s a ouvert en 2019, à Boucherville. L’enseigne compte désormais quatre comptoirs. Mais, à cause de la deuxième vague de la COVID, les deux jeunes associés fondateurs, Audrey Girouard et Guillaume Germain, ont dû en fermer deux temporairement.

« Nos clients ne portent plus de costards ou de robes de soirée, mais ça va quand même bien pour nos boutiques ouvertes avec des heures réduites », explique M. Germain, qui est directeur des ventes et du branding. Il est également président de l’Agence Monolith, une boîte montréalaise de marketing et de design numérique. Mme Girouard, pour sa part, est présidente de White’s.

« Par contre, notre service de cueillette de ramassage à domicile et même au bureau ne dérougit pas, reprend-il. Tellement qu’on envisage d’ouvrir des comptoirs au centre-ville de Montréal. »

White’s s’est tourné vers le marché des uniformes. Centres dentaires, pharmacies, épiceries, salons funéraires et CHSLD représentent autant d’occasions d’affaires.

« On a signé plusieurs nouveaux contrats, ajoute M. Germain. On est patient. On va passer au travers. »

Une nouvelle approche

« On a étudié notre industrie pendant des mois avant de se lancer, ajoute-t-il. On mise sur un design épuré, moderne et classique à la fois, explique M. Germain. Le blanc du décor valorise propreté, travail bien fait et souci du détail. Le noir de nos uniformes, de nos comptoirs de marbre, de notre machinerie et de nos camionnettes symbolise un service de première classe. »

« On a fait la tournée de nombreux nettoyeurs et leurs boutiques sont souvent sales, mal éclairées, et le décor est vieillot, reprend-il. Le nôtre est minimaliste, hyper propre, lumineux. Le service client, très attentionné, est central pour nous. »

Les associés ont construit leur propre usine dans le quartier Hochelaga, ouverte en avril 2019. Ultramoderne, avec une machinerie dernier cri, elle évoque un laboratoire de société pharmaceutique. La composition des solvants n’est ni cancérigène ni dommageable pour les fibres des vêtements.

White’s a fait appel à une firme d’architecture, IVYSTUDIO, pour concevoir sa boutique initiale. Les fondateurs ont conçu eux-mêmes le design de l’usine et des autres succursales.

« Contrairement à de nombreux nettoyeurs, on n’abîme presque aucun vêtement, ajoute Mme Girouard. Et nos presses sont optimisées pour ne pas briser de bouton. Si ça arrive, on répare sans attendre, à nos frais, au lieu de se contenter d’aviser le client. On porte une attention spéciale aux tissus de polymères, qui sont fragiles. »

Nettoyeur 2.0

La PME développe actuellement une application, offerte plus tard cette année, qui permettra aux clients de commander un ramassage à la maison ou au bureau le jour même, le matin ou l’après-midi, avec notification 30 minutes à l’avance, puis aux cinq minutes.

L’entreprise emploie une vingtaine de personnes. Les deux associés, dans la mi-trentaine, ont investi 1,6 million $ jusqu’à présent dans l’aventure. Ils espèrent grandir dans toute la région métropolitaine et même ailleurs au Québec.

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