Magasiner intelligemment pour le matériel scolaire

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Publié dans le Journal de Montréal/Journal de Québec, section Dans vos poches, 20 août 2020

On peut lire l’article ici.

420 $. C’est le coût moyen de la rentrée scolaire pour les ménages québécois. Comment magasiner sans que ça devienne une coûteuse épreuve ? Voici suggestions et observations.

• À lire aussi: Guide d’une rentrée pas comme les autres

Les Québécois dépenseront environ 930 millions $ cette année pour la rentrée scolaire, selon un sondage mené par l’Observatoire pour le Conseil québécois du commerce de détail. Beaucoup de consommateurs se contentent de fréquenter les grandes chaînes comme Bureau en gros et Walmart, mais la moitié des acheteurs fréquenteront les magasins à escompte et 38 % des détaillants spécialisés.

Pourtant, pour réaliser d’importantes économies, il faut appliquer un vieux principe : magasiner.

Consulter les circulaires est toujours aussi efficace. On y repère parfois des produits à des prix imbattables… qu’il faut vérifier une fois en magasin.

Autre truc du métier : faites vos achats le matin, durant la semaine si possible. On est souvent seul dans les allées et on bénéficie d’un meilleur service. Magasinez sans les enfants, car ces derniers veulent souvent les produits les plus chers. Ça peut faire une différence de 30 $ à 70 $ sur la facture finale !

Achetez du matériel de qualité : un sac à dos doit pouvoir durer toute l’année scolaire et même plus longtemps. D’autre part, certaines écoles exigent des paires de chaussures de sport différentes pour l’intérieur, l’extérieur et les plateaux sportifs. Une seule paire fera l’affaire.

Les coûts

Tout dépend de l’école, mais de nombreux parents vont jusqu’à dépenser plus de 1000 $ à la rentrée, notamment si l’on inclut les souliers (de 70 $ à 200 $ la paire), les uniformes (autour de 150 $), les frais de surveillance du dîner (plus de 450 $ par année par endroits, payables en septembre et janvier ou le premier de chaque mois).

À ces frais s’ajoutent le matériel scolaire de base (entre 75 $ et 150 $), les sacs (100 $ ou moins) pour les lunchs, le gym et les vêtements, ainsi que les frais de matériel payés à l’école (une cinquantaine de dollars).

Une autre dépense importante : les livres. Certains parents rapportent une facture annuelle pouvant aller jusqu’à 500 $. Un bon moyen d’économiser est de conserver les livres des plus vieux, ou de fréquenter les librairies de livres usagés.

On trouve aussi uniformes, fournitures scolaires et livres sur Kijiji. Mais n’attendez pas à septembre. D’autre part, si vous achetez en ligne, vous pourriez attendre vos achats longtemps, car certains détaillants (ou Postes Canada) peinent actuellement à livrer en quelques jours à cause de la COVID.

Les amis ou le patron

Des parents regroupent leurs achats pour bénéficier de rabais de quantités. Et plusieurs entreprises, conciliation travail-famille oblige, achètent les fournitures scolaires de leurs employés, qui bénéficient parfois de juteux rabais. Les produits sont distribués lors d’un événement tenu dans les locaux de l’entreprise.

Ce genre d’initiative émane souvent des comités sociaux : consultez vos collègues jeunes parents et faites-en la demande.

CONSEILS

  • Réutilisez les fournitures de l’année dernière. Par exemple : de nombreux enfants ne passent pas au travers de leurs cartables à spirale : on arrache simplement les premières pages déjà utilisées. À la fin de l’année scolaire, remplissez un bac et récupérez son contenu à la rentrée.
  • Attendez avant d’acheter. Après la rentrée, on bénéficie souvent des ventes de fin septembre.
  • Dérogez à la liste des enseignants si vous dénichez l’équivalent moins cher. Est-ce nécessaire d’acheter une douzaine de cahiers ou une vingtaine de crayons ? Sinon, conservez la majeure partie des fournitures à la maison pour garder le contrôle.
  • Si vous tenez à fréquenter les grandes surfaces, misez sur les marques maison, souvent moins chères.

DES ÉCONOMIES CHEZ DES DÉTAILLANTS D’ICI

Les librairies peuvent constituer un bon choix pour l’achat de fournitures.

PHOTO SIMON CLARK
Les librairies peuvent constituer un bon choix pour l’achat de fournitures.

C’est un fait méconnu : en matière de papeterie et de fournitures scolaires, les détaillants indépendants sont souvent aussi concurrentiels sinon moins chers que les grandes chaînes.

Le secteur de la papeterie compte plus de 700 établissements au Québec, soit 2,1 % de l’industrie du commerce de détail et 1,6 % des travailleurs (plus de 8300 personnes, dont 61 % de femmes). Plus de la moitié comptent moins de 5 employés et le tiers de 5 à 19 employés.

En réalité, on trouve une papeterie indépendante dans presque chaque secteur de Montréal et de Québec et dans une majorité de villes en région. Certains indépendants ont plusieurs succursales, comme Fournitures de bureau Denis (une douzaine) ou Groupe Pierre Belvédère (une trentaine, dont Essence du Papier, Deserres, Librairie Boyer et Tour de jeux).

Bons choix

Quant aux librairies, elles représentent moins de 1 % du commerce de détail québécois. Mais elles constituent un endroit de choix pour trouver des fournitures scolaires à bon prix.

Notamment chez la soixantaine de coopératives scolaires Coopsco situées dans les cégeps et les universités.

La clientèle des quartiers environnants représente une part importante de leur chiffre d’affaires global de 125 millions $. On peut y magasiner comme membre : vous bénéficiez alors d’escomptes souvent importants sur les prix.

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