Que faire si vos plans de voyage en Asie sont bouleversés par le virus chinois

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Publié dans le Journal de Montréal/Journal de Québec, section Dans vos poches, 31 janvier 2020

On peut lire l’article ici.

Vous allez en Chine ou ailleurs en Asie et le coronavirus bouleverse vos plans de voyage ? Comment réagir ?

Si votre destination, c’est la Chine, et que vous partez bientôt, les experts déconseillent que vous preniez l’avion. Vaut mieux attendre que l’épidémie soit passée, ce qui pourrait vous forcer à reporter votre voyage de quelques mois.

Concrètement, mercredi dernier, Ottawa a classé toute la Chine (pas juste la province du Hubei, foyer de l’épidémie) dans les destinations à éviter.

Normalement, un tel classement fait en sorte que si vous avez acheté votre billet ET votre assurance voyage avant que l’empire du Milieu ne se retrouve sur cette liste, l’annulation sera couverte par l’assureur.

Votre destination finale est ailleurs en Asie ?

Pour le moment, aucun autre pays asiatique n’est frappé par un avertissement d’Ottawa lié au coronavirus.

Mais cela pourrait changer : surveillez chaque jour la liste du gouvernement fédéral (voyage.gc.ca/voyager/avertissements ).

Changer de destination

Déjà, plusieurs transporteurs et agents de voyage proposent à leurs clients soit d’annuler (moyennant remboursement), soit de changer de destination, pour le même prix ou avec un supplément, selon la disponibilité des sièges.

C’est le cas chez Air Canada, qui a annulé, il y a quelques jours, tous ses vols vers la Chine jusqu’à la fin février.

Que faire si on refuse de vous rembourser ?

Si vous avez acheté votre voyage auprès d’un agent ayant un permis québécois, vous pouvez bénéficier de la protection du Fonds d’indemnisation des clients des agents de voyage (FICAV).

Avant tout, téléphonez à l’Office de la protection du consommateur (OPC) pour vous renseigner (1-888-672-2556, opc.gouv.qc.ca ).

Si vous avez acheté votre billet par internet, la loi prévoit que vous pouvez demander une rétrofacturation à l’émetteur de la carte de crédit. Mais il pourrait vous inciter au préalable à négocier avec le transporteur.

Et si l’avis du gouvernement fédéral vise un pays où vous vous trouvez déjà ?

Si le transporteur ne peut vous rapatrier et que vous devez acheter un nouveau billet d’avion de retour, c’est couvert par le FICAV.

Si vous avez acheté votre billet original en ligne, la rétrofacturation ne couvrira que le prix de celui-ci (la différence avec le nouveau billet pourrait être salée : on a vu cette situation avec la faillite de Wow Air). L’assurance prend ici tout son sens.

CONSEILS

  • Normalement, si votre vol prévoit une escale (changement d’avion) ou un arrêt (sans sortir de l’appareil) à Beijing, mais que votre destination finale est ailleurs en Asie, la protection d’assurance annulation s’applique. Si votre vol est pour bientôt et que vous partez quand même, vérifiez avec votre assureur si les couvertures médicales et rapatriement sont maintenues en cas d’escale ou d’arrêt.
  • Vérifiez exclusions et limites de votre assurance voyage, surtout celle de votre carte de crédit ou de votre assurance collective. Conservez toutes vos factures.
  • Là-bas, ayez sur vous le numéro 800 de votre assureur et de votre agent de voyage.
  • Infos sur le FICAV : opc.gouv.qc.ca/ficav
  • Avis de l’OPC sur le coronavirus : opc.gouv.qc.ca/actualite/conseils/article/coronavirus-avis-voyageurs
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