Un accident en sport extrême peut coûter cher

6


Publié dans le Journal de Montréal/Journal de Québec, section Dans vos poches, 5 décembre 2018

On peut lire l’article ici.

Les sports extrêmes ne sont pas couverts par les contrats d’assurance voyage standards. Il vous faut des protections additionnelles.

Vous aimez le bungee, la tyrolienne, le parachute, le kitesurf, l’escalade, le deltaplane, la plongée sous-marine, le surf ou le ski hors-piste, les défis sportifs en milieux hostiles ? Lorsque vous pratiquez ces activités hors du Québec, elles sont systématiquement exclues des contrats d’assurance voyage standards. Ça n’a rien à voir avec une petite virée à bicyclette, louée dans la campagne anglaise, le ski de fond au lac Louise, le snorkeling sur la Riviera Maya ou une rando sur le sentier des douaniers, en Corse.

Qu’est-ce qu’un sport extrême ?

Plusieurs assureurs ne définissent pas les sports extrêmes. Il faut donc lire les exclusions ou se les faire expliquer par le conseiller en assurance. Les gens de l’Association canadienne des compagnies d’assurances de personnes (ACCAP) m’ont fourni le cas d’un kayakiste qui a eu un accident au Mexique (une activité non considérée comme « extrême ») : il a subi une fracture de la vertèbre L1 et de la compression sur la L5, avec risque de paraplégie.

On l’a évacué par ambulance aérienne et hospitalisé au Canada pour 24 heures. Il s’en est sorti complètement rétabli. La réclamation s’est élevée à 36 883 $, pour une prime de… 138,80 $.

Dès que votre activité se passe sous l’eau ou dans les airs, c’est probablement « extrême », donc exclu de l’assurance standard.

Assureurs

Certaines activités ne sont pas vues comme « extrêmes » par les touristes, mais le sont par les assureurs, comme une sortie en montgolfière ou grimper le Kilimandjaro, y compris certaines sorties inscrites au forfait de votre hôtel tout inclus.

Discutez-en avec le conseiller qui vous vend votre assurance. Car plusieurs assureurs offrent une protection additionnelle pour ces activités. Les conditions et les prix varient selon l’activité et divers facteurs, comme le niveau de difficulté et l’endroit.

On a vu des touristes sauter en bungee sur un coup de tête : l’activité est offerte sur un pont au-dessus d’un gouffre, vous passez par-là, il y a de la bonne musique, les gens sourient, pourquoi se priver ? Si vous y tenez, vous pouvez toujours en discuter avec votre assureur par sa ligne d’assistance 24 heures…

CONSEILS

  • Certaines cartes de crédit ou régimes d’assurance collective offrent de l’assurance voyage. Ces couvertures comportent également des exceptions concernant les sports extrêmes. Il y a aussi des limitations pour la durée du voyage, certaines destinations et couvertures (ou en responsabilité civile). Vérifiez avec votre émetteur de carte de crédit ou votre assureur collectif : vous devrez peut-être acheter de l’assurance voyage complémentaire.
  • Certains voyageurs détiennent une certification pour leur sport (escalade ou plongée, par exemple) : plusieurs assureurs acceptent de les couvrir sous certaines conditions.
  • L’assurance bagages n’est souvent pas incluse dans les couvertures de base. Vérifiez si votre équipement de sport ou de plein air est couvert par votre assurance habitation, même en voyage. Vérifiez la franchise.
6 recommended
15 views
bookmark icon